Dérisoire
Je m’absous de mes absurdités,
Des absences à venir qu’on ne peut prédire.
Je m’abstiens de plonger dans les remous
D’une rumeur assoiffée.
J’artifice mes nuits pour voir le jour.
Mes erreurs, je les glisse en issue de secours.
Je m’égards à l’écart de vos promesses
D’un futur au bout d’une laisse.
Refrain :
Je vieillis, j’ai peur qu’on dérisoire ma vie.
Je vieillis, j’ai peur qu’on dérisoire ma vie.
Je me suis à la trace, je m’efface.
Je m’obstine à porter la silice,
Apporter à l’édifice la pierre noire de mes abîmes.
Je m’observe dans l’iris de ton miroir.
Quel temps fait-il dans ton histoire ?
Refrain :
Je vieillis, j’ai peur qu’on dérisoire ma vie.
Je vieillis, j’ai peur qu’on dérisoire ma vie.
Je me suis à la trace, je m’efface.
J’te laisse ma place.
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Rambla 70’s
Quelque part, dans la lumière des phares,
Une histoire s’excuse de son retard.
Qu’est ce qu’on aurait pu faire d’autre que ça ?
Marcher sur le rambla,
Au milieu des décombres de nos joies.
Refrain :
On s’voyait tutoyer le ciel, juste un spécimen.
Au fond d’un cœur meurt l’étincelle.
Le soleil se lève quand même.
A qui vouer ses saints, à qui avouer ses larcins ?
Je me suis posé un peu plus loin.
Quelques pleurs et la lumière se meurt,
Dans la peur les soirs de dernière heure.
Est-ce qu’on aurait pu faire mieux que ça ?
Trois p’tits tours puis s’en va,
Au milieu des huées, des hourras.
Refrain :
On s’voyait tutoyer le ciel, juste un spécimen.
Au fond d’un cœur meurt l’étincelle.
Le soleil se lève quand même.
A qui vouer ses saints, à qui avouer ses larcins ?
Je me suis posé un peu plus loin.
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